Anders OSTERLIND (1887-1960)

Repères biographiques

portrait d'Anders Osterlind

Au marchand d’Art René Gimpel, Renoir, à la fin de sa vie, répondait que s’il n’avait pas fait de paysage c’était «car le paysage est l’écueil de la peinture. On pense parfois qu’un gris est gris mais, dans un paysage gris, que de couleurs, et si vous saviez, Monsieur, comme, avec un pinceau, il est difficile de pénétrer un arbre».

À cet exercice difficile pourtant, le paysagiste Anders Osterlind consacra sa vie entière, dénotant une émouvante empathie pour la vie silencieuse de la nature, ses arbres, ses eaux, ses vents, ses ciels. Méprisant les marchands, soucieux de n’être l’esclave d’aucune école, il laissa à sa mort quelques deux mille œuvres émouvantes, représentation à ses yeux du théâtre de la nature, de ses mystères et de ses frémissements. Cette oeuvre solitaire lui valut l’admiration de la critique et des amateurs français et étrangers aussi divers que Chagall en un temps où le paysage n’avait pas été mis au ban de l’oubli par la peinture abstraite contemporaine ou même la pratique débridée de la photographie en couleur.